01 - La saga des TP en HO
Introduction
Présentation
L’article de Daniel Vauvillier et Daniel Leclerc sur les roues Griffin paru dans le numéro 18 (Novembre 2018) de Rails d’Autrefois avait reçu toute mon attention lors de sa publication.
Il faut dire que dans le petit monde du modélisme ferroviaire, j’essaie d’occuper une place un peu particulière : celle d’un artisan dessinant et fabriquant des roues, justement, afin de satisfaire le modéliste désireux d’aller un peu plus loin dans sa quête historique, technique, nostalgique et artistique.
Les roues Apogée Vapeur répondent à une demande extrèmement petite, voire même unitaire dans certains cas.
En pleine remise en question de nos productions avec un ami et confrère, même si les roues de wagon ne sont pas le domaine de prédilection d'Apogée Vapeur, c’est avec plaisir que je me suis plongé dans une redéfinition de nos objectifs d’artisans modélistes et en particulier de la quête d’exactitude malgré les contraintes fortes que subit notre petit milieu.
L’article de Daniel Vauvillier et Daniel Leclerc sur les roues Griffin paru dans le numéro 18 (Novembre 2018) de Rails d’Autrefois avait reçu toute mon attention lors de sa publication.
Il faut dire que dans le petit monde du modélisme ferroviaire, j’essaie d’occuper une place un peu particulière : celle d’un artisan dessinant et fabriquant des roues, justement, afin de satisfaire le modéliste désireux d’aller un peu plus loin dans sa quête historique, technique, nostalgique et artistique.
Les roues Apogée Vapeur répondent à une demande extrèmement petite, voire même unitaire dans certains cas.
En pleine remise en question de nos productions avec un ami et confrère, même si les roues de wagon ne sont pas le domaine de prédilection d'Apogée Vapeur, c’est avec plaisir que je me suis plongé dans une redéfinition de nos objectifs d’artisans modélistes et en particulier de la quête d’exactitude malgré les contraintes fortes que subit notre petit milieu.
Apogée Vapeur et le GEHF : deux approches similaires
L’approche approfondie que conduit le Groupe d’Etudes pour l’Histoire Ferroviaire présente de nombreux intérêts et contraintes similaires aux nôtres, c’est pourquoi je m’y suis engagé résolument dès sa création.
En effet, nous avons un peu affaire au même public, un groupe concentré d’amateurs poursuivant une quête exigeante et se donnant le loisir d’illustrer ses travaux de recherche sans compromis par une iconographie sérieuse elle aussi ; de notre côté, nous tentons de fournir des modèles répondant un peu aux mêmes demandes.
Un ami modéliste nous faisait récemment remarquer que dans le petit monde des « fondamentalistes » du profil de roue ramené à l’échelle 1:87, que l’on nomme le HO en général et le Proto’87 pour ces passionnés de l’exactitude, le Club Proto français avait lancé en son temps une fabrication de roues destinées au wagon TP mais que cette série était hélas épuisée.
Répondre à cette demande est plutôt du ressort du confrère mentionné plus haut, mais concevoir ces roues était plutôt ma partie et c’est la motivation de la présente démarche.
Par exemple ici, ces roues Haskell & Barker dénommées également Griffin et dont les nervures en aubages sont lévogyres...
L’approche approfondie que conduit le Groupe d’Etudes pour l’Histoire Ferroviaire présente de nombreux intérêts et contraintes similaires aux nôtres, c’est pourquoi je m’y suis engagé résolument dès sa création.
En effet, nous avons un peu affaire au même public, un groupe concentré d’amateurs poursuivant une quête exigeante et se donnant le loisir d’illustrer ses travaux de recherche sans compromis par une iconographie sérieuse elle aussi ; de notre côté, nous tentons de fournir des modèles répondant un peu aux mêmes demandes.
Un ami modéliste nous faisait récemment remarquer que dans le petit monde des « fondamentalistes » du profil de roue ramené à l’échelle 1:87, que l’on nomme le HO en général et le Proto’87 pour ces passionnés de l’exactitude, le Club Proto français avait lancé en son temps une fabrication de roues destinées au wagon TP mais que cette série était hélas épuisée.
Répondre à cette demande est plutôt du ressort du confrère mentionné plus haut, mais concevoir ces roues était plutôt ma partie et c’est la motivation de la présente démarche.
Par exemple ici, ces roues Haskell & Barker dénommées également Griffin et dont les nervures en aubages sont lévogyres...
Quelques termes et leur définition
J'utilise quelques termes dans ces pages et pour fixer les idées, voici leurs définitions appliquées au modélisme.
Que le spécialiste me pardonne les grandes simplifications que voici…
L’essieu monté est une paire de roues avec axe et guidages associés.
L’axe est une pièce de révolution métallique usinée qui relie rigidement les roues et assure la distance entre elles, leur centrage relatif et leur perpendicularité, l'éventuel calage angulaire et relie les roues à l’engin.
Le bandage est la partie de la roue qui assure son contact sur le rail et présente une partie de profil en contact avec le rail que l’on nomme la table de roulement, ainsi qu’une forme qui maintient latéralement la roue sur le rail et qu’on nomme le boudin.
Le flasque est la partie globalement plane et circulaire qui relie le bandage à l’axe et peut comporter une grande diversité de formes, par exemple le disque plein ou le rayonnage.
Dans le monde ferroviaire réel on parlera soit de corps de roue (à rayons), soit de toile (disque plein).
C’est intentionnellement que j'utilise ce terme commun de flasque.
Le flasque peut aussi comporter l’organe de liaison entre l’embiellage et la roue qu’on nomme le maneton, qui lui est fixé par l’intermédiaire d’une forme qu’on appellera le bossage de maneton.
D’autres concepts s'ajouteront au besoin.
J'utilise quelques termes dans ces pages et pour fixer les idées, voici leurs définitions appliquées au modélisme.
Que le spécialiste me pardonne les grandes simplifications que voici…
L’essieu monté est une paire de roues avec axe et guidages associés.
L’axe est une pièce de révolution métallique usinée qui relie rigidement les roues et assure la distance entre elles, leur centrage relatif et leur perpendicularité, l'éventuel calage angulaire et relie les roues à l’engin.
Le bandage est la partie de la roue qui assure son contact sur le rail et présente une partie de profil en contact avec le rail que l’on nomme la table de roulement, ainsi qu’une forme qui maintient latéralement la roue sur le rail et qu’on nomme le boudin.
Le flasque est la partie globalement plane et circulaire qui relie le bandage à l’axe et peut comporter une grande diversité de formes, par exemple le disque plein ou le rayonnage.
Dans le monde ferroviaire réel on parlera soit de corps de roue (à rayons), soit de toile (disque plein).
C’est intentionnellement que j'utilise ce terme commun de flasque.
Le flasque peut aussi comporter l’organe de liaison entre l’embiellage et la roue qu’on nomme le maneton, qui lui est fixé par l’intermédiaire d’une forme qu’on appellera le bossage de maneton.
D’autres concepts s'ajouteront au besoin.





