Le 18 Mars 2026
Le jour du grand Pardon
C'est le résumé de ce qui se passe depuis quelques temps sur ce site, dans ces Brèves d'Atelier et dans l'entreprise que j'ai le plaisir de conduire.
Que ce soit la passion qui m'anime n'explique pas tout et, cher lecteur, je vous dois de raconter un peu du reste.
Voici quelques temps, il a fallu effectuer une mise à jour de notre boutique en ligne car elle se base sur un système informatique que j'essaie de comprendre et dont je tente de suivre l'évolution dans ces temps de mouvance rapide et de tumulte dangereux.
Mise à jour effectuée, ouf !
Mais il subsiste quelques problèmes que cette évolution a introduits et qui s'avèrent très gênants.
Ainsi, alors que ce système est sensé m'avertir de vos commandes, ces notifications essentielles ne me parviennent pas en ce moment.
Si vous ne vous signalez pas à l'adresse apogee (@) apogee-vapeur.ch, j'ignore que votre commande est arrivée si je ne vais pas tous les jours en faire l'inventaire.
Merci donc de vous signaler, pour une fois je donne ici mon adresse de courriel en clair pour vous y aider car le formulaire de contact ne fonctionne pas bien non plus !
Pardon à 141TC, AMF'87 et Metropolitan
En effet, dans notre dernière Brève d'Atelier, je poursuivais ma pensée du moment qui était que les fournisseurs de kits actuels en France feraient bien de permettre à leurs acquéreurs d'opter pour un kit sans train de roues.
Ainsi, ceux qui trouvent que les kits sont chers pourraient éviter de jeter le train de roues fourni en optant pour un train différent, ce qui pourrait lever certaines objections à l'achat de kits chez l'utilisateur plus pointilleux quant à la norme et à la conformité des roues dont ils sont munis, s'ils sont prêts à effectuer la conversion.
Chacun augmenterait ainsi ses ventes !
Ayant la tête à ce raisonnement, qui s'applique à la 3.242A1 d'AMF'87, j'ai reçu la courte séquence vidéo de l'ami 141TC.
Je sais très bien que le rendu d'un kit est excellent, même s'il est différent d'un modèle monté de haut de gamme comme celui de Metropolitan.
Et justement, je n'ai pas réalisé que 141TC avait modifié non pas un kit AMF'87, mais une machine Metropolitan dans cette séquence !
Grand pardon à tous, évidemment, mais... sept secondes de bonheur quand même !
Pardon d'être si occupé
Je n'aurais peut-être pas fait cette erreur si j'avais été moins occupé, et c'est le dernier objet de cette Brève.
Nous avons montré dans la brève du 13 Janvier dernier qu'il était possible que nous utilisions une autre technique pour produire au moins certaines de nos roues.
L'idée a fait son chemin et les premiers essais sont en cours.
Cette fois, on reprend la séquence d'images de la brève depuis la première ligne d'images ci-contre.
Voici trois essieux porteurs arrière de Rocket : le premier est en norme RP25-88 comme le souhaite le modéliste auquel il est destiné, le bandage est obtenu par usinage individuel à partir de nos bandages standard à ce diamètre.
Le second est la déclinaison en Proto'87, et le troisième est un rayonnage alternatif à 12 rayons plats (section rectangulaire) qui est utilisé pour l'une des Rocket préservées ou reconstruites.
Pour rigidifier ces essieux, nous avons imaginé utiliser un produit largement disponible, la colle cyanoacrylate Colle 21 qui est durcissable non pas en anaérobique mais par illumination aux ultra-violets, et nous avons acquis un set de trois variantes de cette colle qui vient avec une petite lampe UV.
Pardon d'être déçu d'une production grand public
En effet, le conditionnement de la Colle 21 est totalement stupide : cette colle sensible aux UV est fournie avec un embout translucide !
Mais à quoi pensaient-ils donc ?
Un centimètre de colle a durci dans l'embout avant l'ouverture...
L'équivalent industriel de cette colle, moins bien coloré, est la Loctite AA 3504, avec un embout opaque mais le prix n'est pas le même.
Autre question : comment déposer une goutte de colle de volume prévisible à un emplacement choisi ?
Nous utilisons la méthode des horlogers : le pique-huile.
Bergeon en Suisse propose un jeu de quatre pique-huiles de formes identiques mais de tailles différentes, sortes de spatules métalliques plates à bout un peu pointu que les monteurs utilisent depuis un présentoir contenant plusieurs huiles et plusieurs pique-huiles.
Ces outils sont des consommables, on les acquiert normalement par boîte de 200 exemplaires.
Nos essais montrent que c'est le modèle vert (taille 3) qui permet de déposer une goutte correcte de colle UV à la jonction axe-rayonnage et de la promener sur un demi-cercle, avant de faire un demi-tour avec la roue et d'encoller l'autre moitié.
Ensuite on insole avec la petite lampe de Colle21, et voici les trois essieux montés !
Pardon pour ce que les photos montrent
La mise au point de la dernière image n'est pas celle que j'aurais voulue, mais elle montre un point important : ces roues restent artisanales.
Le procédé utilisé laisse quelques marques sur la face interne, qu'il vous revient de supprimer d'un petit coup de scalpel et ici je ne l'ai pas fait !
Et pardon pour ce qu'elles ne montrent pas
L'avant dernière photo est une scène illuminée aux ultra-violets de la petite lampe Colle 21, qui perturbe complètement l'autofocus de mon appareil.
De plus elle est bougée car je n'ai utilisé que mes mains : pendant que je faisais bouger la lampe pour illuminer la totalité du collage en cours, je tenais l'appareil.
Il me reste du chemin avant d'atteindre la dextérité de Vishnu (la paix...), car je n'ai toujours que deux mains !